Être freelance c’est bien, être libre c’est mieux

être freelance c'est bien, être libre c'est mieux

(mai 2018 : 4/31 articles)

Ce billet fait suite à l’article précédent Pourquoi j’ai décidé de devenir traductrice freelance ? que tu peux lire ou relire avant de te plonger dans ce qui suit. 😉

 

Être freelance, c’est la définition même de la liberté, non ?

Libre de faire le travail que tu veux.
Libre de travailler avec qui tu veux.
Lire de travailler comme tu veux.
Libre de travailler où tu veux.

 

LE RÊVE.

En théorie, oui.

En pratique, c’est beaucoup plus compliqué que cela.

 

Mais revenons un peu en arrière avec mon histoire personnelle.

Après m’être forcée à m’adapter à une vie que je ne voulais pas et avoir frôlé le burn-out (ou pas), j’ai tout envoyé bouler et je suis devenue traductrice freelance.

J’ai donc pris mon courage à deux mains pour embrasser la vie de freelance et être maîtresse de mon avenir professionnel, quitte à échouer.

J’ai quitté mon travail du jour au lendemain sans me laisser le temps de réfléchir longuement aux conséquences de ce choix de vie puisque j’avais une autre priorité : trouver des clients.

J’ai passé des jours entiers à démarcher les agences de traduction qui m’intéressaient et à leur présenter mes services linguistiques. Au bout de quelques semaines, j’ai commencé à trouver des missions à mon compte et dans mes langues de travail : italien, français et turc.

 

Au fil du temps, j’ai réussi à augmenter mes tarifs et j’ai continué ainsi pendant plus d’une année en alternant des missions et projets de traduction/révision/correction et d’enseignement d’italien et de FLE en étant parfois sous-payée, parfois correctement, et d’autres fois très bien payée.

Même s’il m’arrivait de gagner une misère, je préférais encore cette option au fait de devoir me lever tous les matins pour aller travailler pour une autre personne, avec d’autres personnes, dans une ambiance tendue, hypocrite et lèche-cul.

J’assumais mes choix, je savais que j’étais responsable de mes décisions et même si je m’y prenais mal pour atteindre un résultat ou que je me trompais, c’était pour mon compte et pas contre une autre personne.

Être freelance m’avait sauvée la vie et j’étais donc extrêmement satisfaite de ce que je faisais car je comparais tout à ma vie de salariée et je me disais que je préférais encore être sous-payée au début mais au moins gagner mon argent à moi toute seule, sans dépendre de quelqu’un, plutôt que de me tuer à la tâche ou de me sentir inutile et pas à ma place dans une entreprise avec un patron et des collègues.

 

Mais il y a quelques mois, mon évolution dans la vie de freelance a pris un nouveau tournant.

 


J’ai pris une (nouvelle) grande décision : arrêter de dire oui à tous les projets que l’on m’envoyait comme je le faisais 9 fois sur 10 depuis le début.


 

Eh oui, on nous rabâche sans cesse qu’en étant freelance, l’un des plus grands avantages est de pouvoir choisir les projets et les clients.

Ce n’est pas faux.

Mais ce n’est pas non plus toujours vrai.

Et encore moins au début.

Ça peut même ne jamais être un avantage si on ne s’en rend pas compte et que l’on passe son temps à travailler plus pour gagner plus comme je le faisais au lieu de comprendre qu’être freelance, c’est travailler mieux pour gagner mieux.

 

Sur le papier, être freelance fait rêver mais en réalité on découvre vite que le temps, c’est de l’argent.

Que tu sois au début de ta carrière ou que tu aies déjà de l’expérience, tu n’as parfois pas le luxe de pouvoir choisir les missions et les clients comme tu en rêves parce que plus tu travailles, plus tu gagnes de l’argent.

Et comme je voyais la traduction comme l’une de mes passions, je suis tombée dans le piège et j’ai fait l’erreur de ne jamais choisir ni les projets ni les clients.

 


Je ne dirais pas que j’ai connu le même épisode fatidique qui m’a poussé à devenir freelance mais j’en ai tout simplement eu marre.


 

Marre de voir que les tarifs appliqués par les entreprises étaient honteux et que je passais trop de temps à travailler pour l’équivalent d’un SMIC.

Marre de voir que je ne travaillais jamais quand je le voulais et le pouvais.

Marre de voir que je n’arrivais pas à augmenter mes tarifs autant que je le voulais parce que les prospects allaient voir ailleurs.

Marre de voir que j’acceptais de travailler dans certains domaines qui ne m’intéressaient pas juste pour gagner un peu plus.

Et le plus important, marre de voir que je dépendais des agences qui me sous-traitaient et que cela ne changeait en réalité rien au salariat.

Et crois-moi, pour une flippée de la liberté et de l’indépendance, ce fut extrêmement difficile de m’en rendre compte, de l’admettre et de l’accepter puisque je me le suis avouée au bout d’un an et demi.

J’ai à nouveau eu une sorte d’illumination en moi parce que je m’apercevais soudainement que oui, j’étais paniquée rien qu’à l’idée de faire autre chose que d’être devant ma boîte de messagerie car cela équivalait à faire un chiffre d’affaires proche de zéro.

 


Je n’ai pas décidé d’être freelance pour avoir des clients déguisés en patron.


 

Je ne suis pas devenue indépendante pour attendre que les agences daignent me contacter quand ça les arrange pour les services que je propose, ni pour qu’elles me considèrent comme leur employée en pensant que je suis toujours disponible et que j’accepte toutes leurs conditions.

Je veux avoir le luxe d’aller courir à 16 heures parce que j’en ai envie et surtout besoin, de lire un livre dès que j’émerge le matin pour être au calme et me réveiller en douceur, de me lever à midi si j’en ai envie parce que dormir c’est la vie, de voyager quand je le veux parce que, justement, j’ai cette possibilité en ayant choisi d’être freelance, etc.

En somme, je veux pouvoir prendre du temps pour moi et ma famille sans culpabiliser parce que j’ai raté un e-mail et que le projet a été assigné à quelqu’un d’autre.

 

J’en suis donc là aujourd’hui.

Je ne veux plus être freelance ou indépendante. Je veux juste être libre.

De faire le travail que je veux.
De travailler avec qui je veux.
De travailler comme je veux.
De travailler où je veux.

Je propose toujours mes services de traduction et de relecture en italien, en français et en turc parce que c’est mon activité de base que je n’échangerai pour rien au monde et que j’ai choisi de me former à ma passion.

En parallèle, j’aide les amoureux et les amoureuses de la langue de Dante à apprendre l’italien en m’appuyant sur une approche alternative, sans prof ni cours traditionnels, pour un résultat efficace et pratique à long terme grâce à une méthodologie basée essentiellement sur les habitudes.

Et pour finir, je suis actuellement en pleine création de produits et de voyages à travers des rencontres physiques en Italie pour les femmes souhaitant mais ayant peur de voyager seules.

Mon but est de les motiver et de les encourager à sauter le pas malgré la peur et à croire en elles parce qu’elles peuvent entreprendre tout ce qu’elles veulent, ici le voyage en solo, en tant que femmes libres.

 

Aujourd’hui, le plus important pour moi est d’être en accord avec mes principes, d’être vraiment libre et de travailler non plus en voyant ça comme une obligation pour gagner de l’argent mais plutôt en aidant les autres à faciliter leur communication dans des langues étrangères, à apprendre l’italien de manière efficace et/ou à voyager en solo au féminin.

 


Travailler en visant le bonheur mais sans sacrifier son temps et son énergie, c’est possible.

 

Je dirais même que c’est la priorité et c’est ce que j’ai choisi de faire de ma vie.

 

Parce qu’être freelance c’est bien mais être libre c’est mieux.


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Tu peux aussi aller lire la présentation complète de mon coaching personnalisé Apprendre l’italien par la traduction’ ici et te rendre ensuite sur cette page où tu trouveras toutes les informations nécessaires quant au programme et à la marche à suivre pour y accéder.

Si tu veux recevoir des astuces pour apprendre l’italien, c’est par ici.

Et n’oublie pas : voyage seule parce que tu es libre.


Photo : Bosa, Sardaigne.

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