Mon expérience de voyage en solo à Naples

voyage en solo à Naples

(mai 2018 : 14/31 articles)

Je ne me suis jamais sentie aussi en sécurité que lorsque je voyage en solo, en particulier en Italie.

Et cela ne s’explique pas par le fait que je m’y sente comme chez moi mais tout simplement parce que le peuple italien est l’un des seuls, à ma connaissance, à être d’une gentillesse inouïe et d’une hospitalité singulière.

Tu trouveras toujours quelqu’un pouvant t’aider sans jamais rien demander en retour et même si les Italiens sont connus pour leur tchatche et leur drague, il suffit que tu leur dises de te laisser tranquille clairement et fermement pour qu’ils le fassent.

 

En 9 ans de voyage dont 7 en solo, je ne me suis jamais sentie en réel danger à aucun moment.

Même pendant mon voyage en solo à Naples.

 

Et pourtant, c’était mal parti parce que j’avais extrêmement peur de cette ville.

Les Italiens et Italiennes de la région que je rencontrais me confortaient encore plus dans cette idée en me déconseillant toutes et tous cette destination, surtout si je comptais m’y rendre seule.

Mais elle m’intriguait donc j’avais donc réussi à convaincre mon copain de m’accompagner pour éviter un voyage en solo à Naples.

 

Entre-temps, je suis partie toute seule en Sicile et j’ai tellement adoré mon voyage sur cette île que j’ai commencé à sérieusement envisager un voyage en solo à Naples avec mon copain parce que je savais qu’elle était plus dangereuse que la Sicile.

Mais mon copain m’a quittée.

Et j’ai encore plus compris que je ne devais JAMAIS compter sur quelqu’un d’autre et l’attendre pour faire quelque chose.

À partir de là, je me suis mis en tête de partir en voyage en solo à Naples pour me prouver que je n’avais besoin de personne pour découvrir une ville qui m’attirait.

 

Je suis donc partie toute seule à Naples et je ne m’y suis jamais sentie en danger.
Au contraire, j’ai même passé l’une de mes meilleures semaines de vacances dans cette ville magique et mystérieuse.

Pendant ce voyage en solo en Naples, j’ai surtout pris les précautions suivantes :

  • Je ne suis jamais sortie toute seule après le coucher du soleil d’après les conseils d’une amie napolitaine, ne serait-ce que pour rester dans la rue de mon logement ;
  • Lorsque je sortais accompagnée le soir, je ne prenais jamais de sac avec moi puisque même les femmes vivant à Naples ne le font pas. Je me contentais d’avoir un peu de liquide sur moi et c’était amplement suffisant. Et j’ai encore plus compris cela le soir où j’ai décidé de sortir avec 3 hommes (dont un Napolitain) et une fille et que cette dernière s’est fait voler son sac à l’arraché par deux ados en scooter alors qu’on n’avait fait que quelques mètres à peine ;
  • La journée, je faisais attention à mon sac sans pour autant faire ma parano : je me promenais sans le tenir à l’avant mais dès que je voyais arriver un piéton ou un scooter trop près de moi, je m’arrêtais systématiquement pour les laisser passer en tenant mon sac à l’arrière.

À part ces détails, je me suis comportée comme dans n’importe quelle autre ville que je visite parce que le risque est présent partout.

 

Mais pendant ce voyage en solo à Naples, j’ai parfois été naïve en ne mesurant pas le degré de dangerosité, comme par exemple durant ma ‘visite’ des Quartiers Espagnols.

Il faut savoir qu’il ne s’agit absolument pas d’un quartier touristique, bien qu’il se trouve en plein cœur de Naples, mais que j’avais très envie de voir à quoi cela ressemblait malgré les recommandations de mes ami.e.s originaires dans la région.

J’ai donc ‘visité’ ce quartier en étant plus ou moins consciente que je ne passerais pas inaperçue et qu’il y avait toujours un quelconque risque, mais je me rassurais en me disant que tout se passerait bien parce qu’il était 14 heures.

Et pourtant, j’étais LA touriste par excellence avec mon appareil photo dans une main, mon portable dans l’autre. Mais c’est justement ce que je voulais montrer : que je n’étais une simple touriste et que je n’étais pas là contre les habitants du quartier.

 

Tout au long de ma promenade, je discutais en live avec mes ami.e.s resté.e.s à Venise qui voulaient à tout prix que je sorte du quartier.

L’un d’eux me demandait de lever discrètement la tête vers les balcons et les fenêtres pour voir si les habitants du quartier me surveillaient.

Et ils étaient vraiment en train de le faire.

Il y avait une atmosphère assez étrange, les rues étaient quasiment vides et je ne rencontrais que quelques personnes qui se demandaient ce que je faisais là, toute seule, mon appareil photo et mon portable dans les mains.

Dès qu’un scooter passait, je m’arrêtais et laissais les conducteurs me scruter de haut en bas pour qu’ils voient que j’étais juste une touriste inoffensive.

 

J’ai fait le tour des ruelles et lorsque je me suis rendue compte que je repassais plusieurs fois aux mêmes endroits, je me suis dit que je pouvais m’en aller et que finalement, ça va, ça allait comme quartier en pleine journée.

Je racontais mon ‘périple’ à mes potes et aux Napolitains rencontrés sur place en leur disant qu’ils et elles exagéraient, que oui les gens me surveillaient par les fenêtres et les balcons mais qu’il ne s’était rien passé, que je voulais juste voir à quoi ressemblait le quartier.

J’ai changé d’avis le lendemain à Capri, lorsqu’une nonna m’a expliqué qu’il y avait eu un règlement de compte aux Quartiers Espagnols la veille vers 18/19 heures.

Soit environ 4/5 heures après ma petite visite drôlement calme.

 

J’ai été un peu trop inconsciente pour le coup et je ne recommanderais pas cette ‘visite’ à d’autres personnes.

La leçon que je retire de cette expérience est que je ne dois plus prendre aucun risque simplement par curiosité parce que j’aurais pu me trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Ça ne change pour autant rien à tout ce que j’ai vécu et découvert dans cette magnifique villej’ai envie de retourner encore et encore.

 

Je conseille à toutes et à tous de visiter Naples un jour en laissant de côté les préjugés que l’on peut avoir sur elle pour se concentrer sur sa richesse culturelle et sa beauté unique.

Parce qu’elle le mérite et que comme le disent si bien les Napolitains, ‘Vedi Napoli e poi muori!’

mon voyage en solo à Naples


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Et n’oublie pas : voyage seule parce que tu es libre.


Photo : Naples.

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