11 erreurs à ne pas commettre quand on devient traductrice freelance

11 erreurs à ne pas commettre quand on devient traductrice freelance

erreurs à ne pas commettre quand on devient traductrice freelance

(mai 2018 : 28/31 articles)
Que tu aies déjà de l’expérience dans une agence ou une entreprise ou que tu débutes seulement dans la traduction, je te présente aujourd’hui non pas 10 mais 11 erreurs à ne pas commettre quand on devient traductrice freelance.

Je parle de traductrice parce que je décide que le féminin l’emporte mais si tu es un homme, cela te concerne évidemment aussi et il te suffit de remplacer traductrice par traducteur et de faire les accords nécessaires 😉

 

11 erreurs à ne pas commettre quand on devient traductrice freelance

 

1. Ne pas avoir de domaines de spécialisation

Alors oui, toutes les traductrices professionnelles sont formées pour être capable de traduire tout type de textes.

Mais la traduction, c’est comme la médecine.

D’un côté il y a les généralistes, les cardiologues, les dentistes, les gynécologues, et de l’autre les traductrices qui travaillent dans le domaine juridique, administratif, économique, commercial, touristique, gastronomique, aéronautique, automobile, etc.

Tu ne peux pas être excellente dans tous les domaines et tous les sujets les plus pointus, il faut que tu choisisses.

Et les agences de traduction demandent toujours les domaines de spécialisation donc tu n’as aucune excuse.

Enfin, j’attire ton attention sur le fait que l’on est freelance. On a donc la chance et le privilège de pouvoir choisir dans quel domaine travailler pour que ce soit plus agréable.

Sinon, autant rester ou te tourner vers le salariat et traduire ce que l’on te demande de traduire sans donner ton avis.

Tu peux choisir une spécialisation dès ta formation qui est axée sur le droit, la finance, le tourisme, la communication, etc. ou alors selon tes envies et centres d’intérêts en lisant et en traduisant beaucoup sur un domaine précis.

 

2. Contacter toutes les agences de traduction que tu trouves sur Google

Il faut choisir selon tes domaines de spécialisation (voir ci-dessus).

Par exemple, si tu n’aimes pas et/ou que tu ne comprends rien à la finance, il est inutile de contacter une agence qui est spécialisée dans ce domaine.

Pour cela, il faut consulter attentivement tout le site web des agences de traduction et ne pas se contenter de chercher seulement une adresse e-mail.

 

3. Oublier les clients directs

Eh oui, il n’y a pas que les agences de traduction !

Elles sont certes plus faciles à aborder quand on débute en tant que traductrice freelance mais il ne faut pas négliger les autres types de clients : les professionnels (entreprises spécialisées, associations, agences de communication, cabinets médicaux et d’avocats, restaurants, etc.) et les particuliers.

Avec les premiers, tu peux fixer tes propres tarifs qui seront nettement plus élevés qu’avec les agences et surtout, tu choisis vraiment le domaine et le sujet qui t’intéresse le plus.
Les particuliers offrent moins de bénéfices économiques mais là encore, tout dépend de ton domaine de prédilection. Et ça reste tout de même un réseau non négligeable qui peut déclencher le bouche à oreille et te donner du travail régulier dans ta zone de résidence.

 

4. Envoyer des CV et des lettres de motivation

J’entends par là des CV et lettres de motivation ordinaires, comme on a l’habitude de faire pour un stage ou un CDD/CDI.

Pourquoi ?

Parce que tu ne cherches pas un emploi, tu en as déjà un : traductrice freelance !

Que tu contactes des agences de traduction ou des clients directs, tu ne leur proposes pas non plus tes services parce que tu n’es pas dans le besoin (ou en tous les cas, c’est ce que tu dois faire croire).

Tu es freelance donc tu présentes tes services professionnels, point.

Il faut donc que ton CV soit adapté au milieu de la traduction et que tu veilles à mettre en lumière tes langues de travail et tes domaines de spécialisation (entre autres) au lieu de fournir une liste de toutes tes expériences et formations professionnelles.

Enfin, la lettre de motivation est à bannir également puisque c’est le meilleur moyen de montrer que tu cherches un travail !

Une présentation courte, simple et efficace de toi et de ce que tu peux apporter à la société X est amplement suffisante et préférable.

 

5. Négliger le web

De nos jours, avoir une présence numérique (efficace) est essentielle pour se faire connaître, prouver sa crédibilité et attirer naturellement des clients de qualité.

Ça peut passer par un site professionnel avec des billets sur la traduction ou par un blog avec des articles plus personnels sur ta vie de traductrice freelance.

Sans oublier évidemment les réseaux sociaux pour communiquer et partager des anecdotes avec tes consœurs.

 

6. Se comparer aux traductrices expérimentées

Ce n’est pas parce que tu te lances sans expérience préalable en agence de traduction en tant que salariée que tu ne sais pas traduire.

Ton travail n’est évidemment pas parfait mais tu sais quoi ? Il ne le sera JAMAIS même avec 20 ans d’expérience.

Il faut bien que tu commences et que tu pratiques pour t’améliorer et surtout que tu aies confiance en tes compétences.

Il faut que tu sois sûre de toi et que tu ne te poses pas en victime car cette attitude se ressent et tu auras du mal à construire ta légitimité.

Écoute et prends les conseils de celles qui sont bienveillantes et mets de côté celles qui ont oublié qu’elles étaient débutantes un jour.

 

7. Fixer des tarifs bas pour avoir du travail

Si tu as déjà de l’expérience dans une agence de traduction, tu connais déjà les tarifs standard.

Mais si tu débutes et que tu te lances directement en tant que traductrice freelance, tu ne dois pas forcément commencer par des tarifs bas voire dérisoires juste parce que tu manques d’expérience.

Tu ne feras que nuire à ta propre réputation mais aussi à celle de la profession qui est de moins en moins prise au sérieux puisqu’elle n’est pas réglementée et que tout le monde peut s’autoproclamer traducteur et traductrice.

Il faut comprendre que oui, tu vas peut-être (j’insiste sur le degré de probabilité) avoir beaucoup de demandes, de projets et donc d’argent mais ça ne durera pas éternellement.

Tu vas finir par remarquer que tu travailles trop pour ce que tu gagnes et tu vas vouloir augmenter tes tarifs mais là, BON COURAGE pour que tes clients restent.

Et surtout, tu vas comprendre qu’il ne te reste pas grand-chose à la fin du mois ou du trimestre après avoir payé tes cotisations et charges sociales (les impôts, n’en parlons pas).

 

8. Être fidèle à un seul client

Ce n’est pas parce que tu as un client qui te fournit du travail très régulièrement qu’il faut prendre ça pour acquis.

C’est peut-être même le meilleur moyen de se retrouver un jour sans client et de ne pas comprendre ce qui se passe.

Ton meilleur client peut te lâcher du jour au lendemain donc ne néglige pas la prospection et consacre quelques journées à cette tâche pour ne pas dépendre d’un seul client.

 

9. Accepter tous les projets pour gagner de l’argent…

…et donc arrêter de vivre.

Il faut que tu établisses ta capacité de production journalière de manière objective pour ne pas finir par t’épuiser mentalement et physiquement.

Tu n’as pas choisi d’être traductrice freelance pour ça et je t’invite à lire cet article pour mieux comprendre qu’être freelance c’est bien mais être libre c’est mieux.

À choisir, autant se contenter de travailler 35 heures dans une boîte et rentrer chez soi pour avoir au moins ses soirées et ses week-ends libres, non ?

Évidemment que c’est difficile au début mais il ne tient qu’à toi de décider comment poser les bases de ta vie de traductrice freelance.
Si c’était possible sans fournir le moindre effort, tout le monde serait freelance.

 

10. Traduire 8 heures par jour

C’est tout simplement impossible !

Déjà parce que traduire, ce n’est pas juste traduire mais aussi faire des recherches, relire, supprimer, recommencer, faire des pauses, réviser, traduire à nouveau, etc.

Et ensuite parce que tu ne peux pas le faire tous les jours.

Être traductrice freelance, c’est peut-être travailler 5 heures un jour, 2 heures le lendemain, ne rien faire pendant 2 jours, puis recommencer 8 heures par jour pendant 3 jours, etc.

Et surtout quand tu es freelance, tu n’es pas seulement traductrice. Tu as en réalité plusieurs casquettes : relectrice, réviseuse, comptable, commerciale, secrétaire, etc.

Et il faut du temps pour toutes ses tâches parce que tu ne dois pas les réaliser pendant ton temps libre étant donné que cela fait partie de ton travail.

 

11. Ne pas déléguer ses tâches

Alors oui, au début il est essentiel de savoir tout faire soi-même (voir ci-dessus) mais il est aussi plus efficace de savoir déléguer les tâches qui ne nous plaisent pas et/ou que l’on n’arrive pas à réaliser.

Tu peux collaborer avec d’autres freelances pour avoir par exemple un relecteur ou une relectrice externe si la phase de relecture et de révision ne t’enchante pas. Cela te permettra d’avoir un regard extérieur sur ton travail et tu ne pourras que t’améliorer.

Et cela vaut aussi pour tous les domaines qui n’ont aucun lien direct avec la traduction : comptabilité, prospection, création de site web, photo professionnelle, design pour logo, etc.

On se plaint souvent des autres qui ne font pas appel aux traductrices et correctrices mais on devrait aussi être les premières à demander de l’aide aux personnes compétentes pour mener à bien nos propres projets et nous consacrer entièrement à ce que l’on aime, à savoir traduire.

 

Et maintenant, c’est à ton tour de me donner d’autres erreurs à ne pas commettre quand on devient traductrice freelance 🙂

erreurs à ne pas commettre quand on devient traductrice freelance


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Et n’oublie pas : voyage seule parce que tu es libre.


Image : Mikayla Mallek / Unsplash.

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