je voyage seule pour redécouvrir une ville

Je voyage seule pour redécouvrir une ville

(mai 2018 : 29/31 articles)

C’est déjà le 4ème numéro de la série Je voyage seule pour qui a pour but de motiver et d’encourager toutes les femmes qui rêvent de voyager seules à se lancer malgré la peur qui les bloque.

Pour cela, je te donne rendez-vous tous les mardis afin de te présenter l’une des raisons qui me poussent à voyager seule.

Tu peux d’ailleurs lire ou relire les trois premiers épisodes : Je voyage seule pour ne pas me lasser des autresJe voyage seule pour être moins timide et Je voyage seule pour pouvoir travailler.

 

Aujourd’hui, je t’explique que je voyage seule pour redécouvrir une ville.

C’est en repensant à mon deuxième voyage à Turin que j’ai compris cela.

J’avais déjà eu la chance de me rendre une première fois dans la capitale du Piémont 6 ans auparavant et j’avais été extrêmement déçue.

Je racontais à tout le monde que je n’avais pas aimé la ville, qu’il n’y avait pas grand-chose à voir et que de toute façon, je n’avais rien compris parce que tout se ressemblait et je n’arrivais donc pas à me repérer.

En réalité, je n’avais absolument aucun souvenir de la ville, de ses rues, de ses places, de son architecture, de ses monuments, de ses habitants.
Et c’était plutôt triste et dommage parce que elle ne me donnait pas envie de la découvrir à nouveau, ni de parler d’elle avec les autres.

 

J’ai mis presque 6 ans à me dire que je devais lui donner une deuxième chance, chasser cette mauvaise image que j’avais d’elle, visiter Turin par moi-même et à ma manière pour voir si elle n’avait vraiment rien à offrir, si ses rues et ses places allaient faire émerger des souvenirs enfouis, etc.

Parce qu’en 6 ans, j’ai eu le temps de changer personnellement et de voyager différemment puisque j’ai commencé à le faire en solo.

Et après avoir vadrouillé dans toute l’Italie, je me suis soudainement rendue compte que je ne connaissais rien de la capitale du Piémont et que mon premier séjour ne m’avait rien apporté puisque je n’en avais aucun souvenir.

C’est ainsi que l’envie et surtout le besoin de redécouvrir Turin est arrivée, du jour au lendemain, alors que j’avais passé des années à affirmer haut et fort que je n’aimais pas cette ville.

 

Ce que je ne t’ai pas dit, c’est que durant ce premier séjour, j’étais loin d’être seule.

Au contraire, j’étais même très entourée puisque je participais à une réunion professionnelle avec des centaines de personnes mais nous avions nos soirées et quelques après-midi libres.

J’avais fait la connaissance d’un groupe avec qui le courant était très bien passé et on avait donc décidé de découvrir la ville ensemble pour en profiter à plusieurs.

À l’époque, j’aimais déjà voyager mais je commençais petit à petit à le faire en solo et je n’avais pas envie de paraître asociale donc j’ai accepté avec plaisir de passer un bon moment avec d’autres personnes.

 

Et j’ai oublié Turin.

Pourtant, on avait arpenté ses rues à pied, on s’était posé à toutes les terrasses de ses places, on avait bien mangé et bu mais je n’ai pas pris le temps d’observer tout ce qu’il y avait autour de moi.

 

Pourquoi ?
Parce que je suis incapable de profiter d’une ville lorsque je suis accompagnée.

C’est peut-être triste à dire mais c’est tout simplement la vérité.

 

Je remarquais cela sans y prêter vraiment attention au fur et à mesure que je voyageais en solo dans les années qui ont suivi mais mon deuxième voyage à Turin a marqué la véritable prise de conscience.

Je suis beaucoup plus concentrée sur les discussions que je peux avoir avec les personnes qui sont avec moi parce que j’accorde une grande importance aux interactions sociales et j’en arrive à oublier le paysage autour.

Donc si je voyage à plusieurs, je vois la ville, certes, mais je ne la regarde pas attentivement.

C’est la même nuance qui existe entre les verbes entendre et écouter parce que je profite du moment présent avec les autres au lieu d’observer ce que la ville peut m’offrir alors qu’elle est juste sous mes yeux.

C’est plus fort que moi, je n’y arrive pas même s’il s’agit d’une ville que je connais et aime déjà.

On aura beau visiter toute la ville, déguster toutes ses spécialités culinaires, faire le tour des musées et monuments historiques ou sortir des sentiers battus en découvrant des lieux secrets, je ne retiendrai que très peu parce que je ne vis jamais mon voyage à 100 % lorsque je ne suis pas seule.

 

J’ai donc cru pendant 6 ans que Turin ne m’avait pas plu alors que je n’avais tout simplement aucun souvenir d’elle à part à part la Mole Antonelliana et le musée national du cinéma qui ne sont rien d’autres que les symboles de la ville et que je connaissais déjà avant d’y aller.

C’est peut-être déjà pas mal mais pour moi qui aime errer dans les rues des villes italiennes, me poser sur toutes ses places, vivre dehors, ce n’était rien du tout.

J’avais une mauvaise image de la capitale du Piémont et je ne comprenais pas pourquoi parce qu’en réalité, je n’avais aucune idée de ce à quoi elle ressemblait alors que j’y avais passé 3 jours.

 

Tout a changé lors de ma deuxième visite de Turin puisque cette fois-ci, je suis partie à sa découverte toute seule pendant 5 jours.

 

Résultat : j’ai eu un véritable coup de cœur.

Et pourtant, la météo n’était pas vraiment en sa faveur et tout le monde sait que je deviens vite désagréable et démotivée dès qu’il pleut en voyage mais là, j’ai découvert Turin sous la pluie et je l’ai tout de suite aimé sous la pluie parce que je m’y sentais incroyablement bien.

À tel point que j’ai même envisagé de tout quitter pour y vivre tant la vie sur place, l’atmosphère de la ville et ses habitants m’ont plu.

 

C’est ainsi que j’ai regardé et observé Turin, cette ville magique et majestueuse où règnent la bonne ambiance et la joie de vivre à l’italienne à chaque coin de rue.

Je suis tombée folle amoureuse de l’une de ses places qui fait partie de mes préférées en Italie, j’ai adoré avoir l’impression d’être dans une Naples très calme dans les rues de ses quartiers, j’ai été surprise par la bonne humeur, la gentillesse et la bienveillance de ses habitants, j’ai revécu l’histoire de l’Italie et j’ai été touchée et émue dans ses musées, palais et monuments, j’ai mangé et bu ses spécialités et je n’ai jamais vu autant de restaurants végétariens et vegan dans une ville italienne donc tout était vraiment parfait pour moi.

J’ai redécouvert Turin et j’ai compris qu’elle n’était pas qu’une ville industrielle avec la Mole et le musée national du cinéma qui sortent du lot et que j’étais complètement passée à côté de cette ville qui semble faite pour moi parce qu’elle regroupe tout ce qui me plaît dans une ville.

 

Je voyage seule pour vivre et ressentir tout ça parce qu’il n’y a que comme ça que j’arrive à me créer des souvenirs des villes que je visite.

Et c’est grâce à Turin et à ce deuxième séjour que j’ai encore plus mesuré l’importance pour moi de voyager seule pour profiter pleinement de mon séjour.

 

Bref, je voyage seule pour redécouvrir une ville. Et toi ?

je voyage seule pour redécouvrir une ville


Je souhaite transformer la série ‘Je voyage seule pour’ en projet collaboratif avec d’autres femmes voyageant ou ayant voyagé seules pour recueillir d’autres témoignages que le mien et toucher beaucoup plus de femmes.
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Et n’oublie pas : voyage seule parce que tu es libre.


Photo : Turin.

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7 Comments

  • Je voyage seule pour ne pas être déçue des autres - je voyage seule pour at 14:11

    […] des autres, Je voyage seule pour être moins timide, Je voyage seule pour pouvoir travailler, Je voyage seule pour redécouvrir une ville, Je voyage seule pour affronter mes peurs, Je voyage seule pour apprendre à lâcher prise, Je […]

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  • Je voyage seule pour vivre au présent at 17:23

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  • Nervi et Boccadasse, mes coups de coeur à Gênes at 00:22

    […] puis le temps a passé, j’ai grandi et – comme pour Turin – j’ai eu de plus en plus envie de découvrir Gênes de mes propres yeux pour me faire mon […]

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  • Le voyage en solo pour apprendre à lâcher prise at 01:16

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  • Je voyage seule pour ne plus attendre personne at 14:53

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  • Lucie at 14:21

    super article, belle réflexion !

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