Lire un livre en italien

lire un livre en italien

Dans ta quête constante d’enrichir ton vocabulaire en italien avec des termes spécifiques et des expressions idiomatiques, ton objectif est peut-être de réussir à lire en italien toutes sortes de livres, de la littérature contemporaine aux classiques ou à la presse.

 


Tu te motives et fais tout ton possible pour lire un livre en entier, tu essayes, tu persévères, tu ne baisses pas les bras… mais tu n’y arrives pas.


C’est trop difficile, tu ne comprends pas tout.

Tu es obligé.e de sortir le dictionnaire à toutes les pages, voire à toutes les lignes. Tu as même l’impression de passer plus de temps avec ton dictionnaire bilingue qu’avec ton livre ou ton article de journal.

Tu ne retiens pas les termes que tu cherches. Tu as beau les noter sur un carnet de vocabulaire, tu te rends compte que tu cherches encore et encore la même signification 20 pages plus tard.

Tu n’arrives pas à te concentrer sur l’essentiel : l’histoire, l’intrigue, le message, le contexte.

Tu te poses trop de questions sur les mots, sur les points de grammaire que tu arrives à reconnaître, sur les verbes qui sont conjugués, etc.

 


Le problème, c’est ta démarche qui est mauvaise parce que tu es impatient.e.


Ton but ultime est de lire un livre en italien, OK, mais tu ne peux pas y arriver du premier coup si tu ne l’as jamais fait auparavant et, surtout, si tu ne t’entraînes pas au préalable.

La question n’est pas la longueur ni le degré de complexité parce qu’un livre de 100 pages peut être très technique alors qu’un pavé peut être très facile à lire.

La véritable question est la marche à suivre pour arriver non seulement à lire un livre en italien mais aussi et surtout à comprendre un livre en VO dans son entièreté.

Tu peux lire un livre de 100 pages qui te semble accessible de prime abord et ne rien comprendre du tout même si le dictionnaire a été ton meilleur ami pendant ta lecture.

 


En effet, le secret est que le but ne doit pas être de lire un livre en italien mais plutôt de comprendre un livre en italien.


Et pour cela, tu ne peux pas commencer directement par le résultat.

C’est comme vouloir courir 42 km (niveau avancé et/ou bilingue que tu vises) parce que tu as enfin réussi à courir 10 km (niveau intermédiaire) et t’inscrire au premier marathon que tu trouves.

 

Je vais te donner un exemple concret à partir de mon expérience personnelle pour que tu comprennes mieux mon propos.

Ma passion pour la langue de Dante est apparue lorsque j’étais en Première. J’avais un bon niveau pour le lycée, j’apprenais très vite, j’étais à l’aise à l’oral, je savais écrire et je voulais passer à la vitesse supérieure pour progresser encore plus en italien et enrichir mon vocabulaire dans le but de mieux écrire et de savoir dire plus de choses.

J’ai donc décidé qu’il fallait que je lise un livre en italien et le seul disponible au CDI était celui de Primo Levi, Se questo è un uomo. Mon professeur, qui m’a transmis sa passion pour l’Italie et sa langue, m’a dit que je ne comprendrais pas tout, que ce serait difficile pour mon niveau et il m’a conseillé de choisir un autre livre.

Étant têtue comme une mule, j’en ai fait qu’à ma tête et j’ai commencé cette lecture qui fut la plus difficile de ma vie ! Avec le recul, je remarque que c’était aussi l’une des plus belles parce que c’est la première fois que j’ai été aussi enthousiaste à l’idée de lire un livre tout court.

Pour ne rien arranger, j’ai lu ce livre tous les jours pendant 10 jours au lieu de tout simplement prendre mon temps. Je me mettais trop la pression alors que c’était juste mon premier livre en italien et j’ai eu tout faux du début à la fin.

Mais malgré la difficulté, je n’ai pas arrêté ma lecture et ce, même si j’avais noté des pages et des pages de mots et expressions, notamment dans le domaine de la chimie.

C’était un mauvais choix de départ car ce qui m’importait le plus était de lire un livre en italien et de le finir. Comprendre ledit livre arrivait après.

 

J’ai pris conscience de cette différence à la moitié du livre puisque j’ai subitement arrêté de tout noter, d’ouvrir un dictionnaire bilingue à chaque page.

Je me suis concentrée sur le contexte et sur les termes que je reconnaissais ou qui m’étaient familiers pour deviner le sens des mots inconnus.

Je ne me focalisais plus sur la traduction exacte de chaque mot parce que ce qui comptait était la compréhension du sens global, de l’histoire, du message.

 

En lisant un livre en VO, tu n’es pas obligé.e de connaître tous les termes, de chercher leur équivalent français dans le dictionnaire, de stopper ta lecture et donc ton plaisir pour des détails de ce genre.


L’essentiel est de comprendre le sens global et le contexte est là pour te donner un coup de main.


Je ne te dis pas de ne jamais ouvrir un dictionnaire mais juste de le faire de manière raisonnée et sans exagérer, c’est-à-dire lorsque c’est nécessaire et non pas à chaque page/ligne

Ce n’est pas parce que tu ne connais pas 1 mot sur 50 que tu ne vas rien comprendre à ce que tu lis.

 

Il faut garder en tête qu’il te sera impossible d’apprendre, dans le sens de retenir, et donc d’acquérir tout le vocabulaire que tu découvres et notes en lisant une œuvre et ce, même si tu prends le temps de réciter et d’apprendre par cœur tous les mots.

Comme je l’explique ici et ici ce n’est pas la bonne manière, ni la plus facile, d’enrichir ton vocabulaire à long terme.

 


La solution, selon moi, est de choisir les bons termes à apprendre et à faire entrer dans ton cerveau.


Pas 1 000 mots à chaque nouveau livre mais plutôt du vocabulaire utile. Par exemple, les mots qui reviennent très régulièrement, un terme technique et/ou spécifique relatif au sujet ou au domaine du livre, quelques règles ou exceptions grammaticales que tu remarques souvent pour avoir des exemples sous le coude, des expressions idiomatiques, des tournures recherchées, etc.

 

Pour revenir à ma première lecture avec Primo Levi, au début j’étais à fond sur la traduction de presque chaque mot.

Si j’ai compris l’histoire, c’est seulement parce que je savais qui était l’auteur et ce qu’il avait vécu. Mais concrètement, tout ce que je notais sur mes feuilles étaient inutile parce que je ne retenais rien tant ma liste était longue.

Ensuite, j’ai mis de côté le dictionnaire et j’ai juste lu, littéralement et tout simplement.

Rien qu’avec ce changement qui semble minime, j’ai beaucoup plus apprécié ma lecture qui n’était plus dérangée et je saisissais beaucoup plus l’histoire de cet homme de manière naturelle, sans me focaliser sur les termes techniques de la chimie ou d’autres que je n’avais jamais rencontrés.

Il m’arrivait encore d’utiliser le dictionnaire lorsque je sentais qu’un mot était important à un moment donné et c’est cette stratégie que j’ai adoptée ensuite pour toutes mes futures lectures.

 


Dans tous les cas, c’est une mauvaise idée de commencer directement par l’objectif final qui est déjà difficile à atteindre au lieu d’y aller petit à petit.


Cela peut te démotiver ou pire, te dégouter de l’italien et de la lecture.

Certes, je n’ai pas arrêté Se questo è un uomo car je suis bornée et je voulais à tout prix finir de lire un livre en italien (au lieu de le comprendre) mais ensuite, je n’ai plus eu envie de réitérer l’expérience même si je ne me l’avouais pas.

Je n’ai donc plus ouvert de livres en italien jusqu’à l’université et je me contentais des textes courts que l’on lisait au lycée.

Je me disais que c’était vraiment dur de lire en VO alors que le réel problème était 1/ un mauvais choix de livre pour mon niveau intermédiaire et 2/ une mauvaise démarche parce que j’avais un mauvais objectif.

 


Alors que faire pour apprendre du nouveau vocabulaire et lire un livre en italien ?


  • Avant toute chose, il faut que tu t’entraînes et que tu commences par des textes courts dans un domaine qui t’intéresse ou te passionne pour arriver à lire des textes de plus en plus long au fur et à mesure.
  • Et la méthode que je te propose est la traduction. Cette discipline va t’apprendre à lire naturellement comme tu le fais dans ta langue maternelle, sans te focaliser sur le sens et la traduction française de chaque mot mais plutôt en comprenant toute l’importance du contexte qui va te permettre d’acquérir du vocabulaire spécifique et technique.

Si tu lis directement un livre en VO sans un entraînement au préalable, tu vas de toute façon effectuer l’exercice de la traduction pendant ta lecture en utilisant sans cesse le dictionnaire au lieu de tout simplement lire.

 

Ne néglige pas cette technique et utilise la traduction afin d’acquérir assez de vocabulaire pour que la lecture d’un livre en italien soit de plus en plus naturelle.

Je te l’assure, ta préoccupation première ne sera plus de te demander l’équivalent en français de tel ou tel mot parce que tu auras compris que le plus important est de deviner le sens par le contexte et les autres mots autour.

Tu vas apprendre à noter et à mémoriser seulement les mots et expressions utiles du livre ou de l’article que tu lis au lieu d’aller à la recherche de tous les termes que tu ne connais pas.

Tu apprendras ainsi de nouveaux mots sans ouvrir le dictionnaire parce que tu y auras réfléchi tout.e seul.e.

 


Tu peux aussi aller lire la présentation complète de mon coaching personnalisé Apprendre l’italien par la traduction’ ici et te rendre ensuite sur cette page où tu trouveras toutes les informations nécessaires quant au programme et à la marche à suivre pour y accéder.

À tout de suite par e-mail pour commencer ton coaching. 🙂


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Et n’oublie pas : voyage seule parce que tu es libre.


Photo : Venise.

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