Pourquoi l’Italie et pas le monde entier ?

Italie

Les voyages peuvent être à la fois de simples vacances pour se reposer, des expériences culturelles et culinaires pour découvrir l’histoire et la gastronomie d’un pays étranger ou encore des rêves.

Moi, je ne rêve pas de parcourir le monde entier mais seulement l’Italie.

Cela fait plus précisément 6 ans et demi que je voyage 9 fois sur 10 en Italie et c’est un choix. J’aurais pu voir tellement d’autres pays tous différents les uns des autres depuis toutes ces années, je te l’accorde… mais tu sais quoi ? Il me manquait l’envie.

J’ai toujours préféré l’Italie et je ne regrette aucunement parce que je le referais sans hésiter. C’est même mon deuxième objectif une fois que j’aurais visité les 4 régions qui me restent à découvrir. Vadrouiller encore et encore dans toutes ses régions, provinces, villes et villages avec pour seul et unique but de tout voir et revoir à l’infini.

Mais pourquoi l’Italie et pas le monde entier ?

Parce que la langue de Dante, la plus belle au monde*

Je ne remercierais jamais assez mon prof de lycée qui m’a transmis sa passion pour l’italien parce que je ne sais vraiment pas ce que serait ma vie sans elle.

Tout est beau et poétique en italien, même quand je dis à quelqu’un de ne pas me prendre par le cul. C’est cette langue qui chante, qui me fait du bien au cœur et à la tête et qui me fait sourire bêtement dès que je l’entends que j’ai aimée avant tout.

Je suis allée en Italie seulement pour apprendre à parler italien comme les Italiens et les Italiennes, pas pour voyager. Puis le pays a été un coup de foudre.

*je refuse toute discussion à ce sujet 😉

Parce que c’est un musée à ciel ouvert, une gigantesque carte postale

L’Italie, c’est le plus beau pays au monde avec le plus riche patrimoine culturel, naturel et historique.

Villes modernes et historiques, villages médiévaux, parcs nationaux, paysages à couper le souffle, mer, montagne, tout y est.

Je reste toujours sans voix en observant l’art italien qui retrace les chefs-d’œuvre des plus grands peintres et sculpteurs que j’ai étudiés. Et c’est l’architecture italienne propre à elle qui me fait fondre, de Milan à Venise, de Florence à Naples, en passant par les Pouilles et les îles.

L’adjectif qui qualifie le mieux l’Italie est, à mon sens, ‘colorée’. Qu’il pleuve, qu’il vente ou que l’on soit plongé dans le brouillard, le paysage sera toujours coloré et jamais gris. Elle regorge de merveilles à chaque coin de rue.

C’est en Italie que j’ai commencé à sortir de chez moi dès que je m’ennuyais pour prendre l’air. Au lieu de rester devant mon ordinateur, la télé ou mon portable comme je faisais en France, j’allais me perdre dans les dédales de rues ou de ruelles des villes où je vivais ou que je visitais.

La petite sortie se transformait toujours en longue promenade interminable à la découverte de tous les coins de la ville, avec des petites pauses sur les places, à observer le chaos organisé et à me sentir bien. Comme jamais auparavant.

Il y a toujours quelque chose à voir, du nord au sud, de l’est à l’ouest de la Botte, sur les îles. Mes yeux brillent à chaque fois que j’arpente les rues et les larmes me montent dès que l’émotion est trop forte.

Chaque région, chaque ville est unique. J’ai beau les voir et les revoir sans arrêt, de nouvelles sensations apparaissent à chaque fois parce que c’est toujours la première fois.

Parce que la bouffe italienne

J’ai découvert une explosion de saveurs avec l’huile d’olive, les herbes, la pizza, la pasta, le fromage. Tout ce que je détestais avant et que je refusais de manger chez mes parents.

En bref, j’ai appris à manger en Italie parce qu’avant je ne mangeais rien. Là-bas, j’ai tout goûté et surtout, j’ai voulais tout essayer de moi-même, naturellement, sans que quelqu’un me force à manger tel ou tel aliment et je me suis rendue compte de tout ce que j’avais raté de la vie auparavant !

Parce qu’elle me rappelle la Turquie…

…et c’est la première chose que mes parents m’ont dite les venant me rendre visite en Italie. Et c’est ce que me disent tous les Italiens du Sud qui sont déjà allés en Turquie et une amie de Salerne ayant vécu à Istanbul.

J’ai moi-même assez rapidement compris que ce que j’aime aussi en Italie, c’est que c’est la Turquie mais en mieux. Parce que l’Italie c’est à la fois le calme complet dont j’ai besoin de par ma nature et le bordel total dont j’ai envie et qui me rappelle mon sang turc.

Parfois, je me sens carrément en Turquie en observant les similitudes entre les deux cultures, les deux cuisines et les deux peuples, leur manière de parler, de gesticuler, de concevoir la vie, la famille, la religion… mais c’est beaucoup mieux parce que j’entends, je parle, j’écris, j’écoute et je respire italien.

Parce que l’odeur de l’Italie

Tous les pays ont une odeur. Dès je mets un pied en Italie, que je respire l’air italien, je me sens instantanément bien.

C’est une sensation inexplicable parce que ça ne dure que quelques secondes, le temps que mon cerveau et mon cœur s’imprègnent de l’atmosphère qui y règne alors que je viens juste de débarquer dans un endroit glauque comme une gare routière à 5 heures du matin.

Mais je ressens son odeur uniqueL’Italie entre en moi, je l’inspire.

Parce que l’Italie, c’est la vie

C’est le soleil, le ciel bleu, des paysages idylliques, la bonne bouffe, le calme et le chaos en même temps, la plus belle langue qui te fait du bien aux oreilles, le peuple le plus généreux, le plus gentil et le plus bienveillant.

Les Italiens et les Italiennes sont maîtres de l’art de vivre. Ils et elles respirent la vie comme aucun autre peuple, sans se poser de questions, sans se soucier de rien ni du regard de personne.

L’Italie, c’est se promener sans raison aucune, passer ses soirées, ses week-ends à se retrouver en famille et entre ami.e.s en terrasse ou tout simplement sur le perron d’une église, sur un banc. À prendre l’apéro, à rire, à discuter de tout et de rien, à ne rien prendre au sérieux mais à prendre le temps de tout.

Du coup, je m’inspire de leur joie de vivre qui est contagieuse et je les observe discuter, ou plutôt parler l’un sur l’autre, avec les mains, les yeux, les sourires, les éclats de rire et plus qu’un spectacle, c’est toujours un coup de foudre pour moi.

Parce que je m’y sens chez moi

L’Italie, c’est la vie. Mais c’est surtout ma vie.

C’est en Italie que je me suis construite petit à petit. C’est grâce à elle que je suis ce que je suis, que je me suis encore plus affirmée et ouverte aux autres, que je ne suis plus du tout timide, que je me fous encore plus du regard et de l’avis des autres, que j’ai appris à manger sans me rendre malade.

C’est grâce à elle que je fais ce que je fais parce que c’est en Italie que j’ai eu le courage de faire tout ce que je n’osais pas en France, des trucs tout cons comme : déménager et changer de villes et d’apparts comme de chemises ; travailler ; parler une langue étrangère du matin au soir, tous les jours, sans jamais me lasser ; aller à la poste, à la banque ; parler aux gens ; faire mes courses ; aller payer mes factures ; trouver mon style vestimentaire au lieu d’acheter tout ce qui est à la mode ; aller au restaurant ou dans un café toute seule ; me promener, sortir marcher sans aucune raison ; commencer à courir et ne plus jamais m’arrêter ; voyager et ne plus jamais m’arrêter, etc.

Je ne me suis jamais sentie aussi en sécurité qu’en Italie alors que tout le monde a en tête de pauvres clichés. Même quand un flic m’a demandé ce que je faisais toute seule en Sicile. Même lorsque j’étais clairement la seule touriste avec appareil photo et portable dans les mains à me promener dans les Quartiers Espagnols à Naples et que mes potes italiens (dont 2 de la région) me demandaient de vérifier si les habitants étaient aux fenêtres et sur les balcons en train de me surveiller et si oui, de bien leur montrer mon visage mais de vite partir de là. Même le lendemain lorsque j’ai appris en discutant avec une vieille dame à Capri qu’il y avait eu un règlement de compte dans les Quartiers Espagnols 2 heures après ma petite visite.

L’Italie, c’est le seul endroit qui m’apporte le plus de valeur, de bien-être et de bonheur. Moralement et physiquement.

C’est le pays qui me rend libre parce qu’une fois que j’y suis, je deviens encore plus sûre de moi que je ne le suis d’ordinaire, je me sens telle une superwoman capable de tout et que rien ni personne ne peut arrêter.

Toutes mes craintes, toutes mes peurs, tous mes doutes s’envolent comme par magie. Je deviens insouciante et légère, la paranoïa n’existe quasiment plus et je vois la vie en rose.

Bref, je suis tombée amoureuse de l’Italie et je ne m’en suis jamais remise.


Si cet article t’a plu et que tu en as envie, tu peux le partager sur tes réseaux et/ou me laisser un avis.

Si tu veux apprendre l’italien, c’est par ici.

Et n’oublie pas : voyage seule parce que tu es libre.


Photo : Bosa (Sardaigne).

2 thoughts on “Pourquoi l’Italie et pas le monde entier ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *