Pourquoi j’ai décidé de devenir traductrice ?

Pourquoi j’ai décidé de devenir traductrice ?

devenir traductrice

La suite des raisons pour lesquelles j’ai décidé de devenir traductrice. 🙂

Comme je te l’ai dit hier dans la première partie, j’aime le fonctionnement de la langue française, lire par-dessus tout et ce qui manque pour devenir traductrice est la passion pour les langues étrangères.

 

C’est l’anglais qui est entré dans mon cœur en premier.

Et c’est grâce à cette langue que j’ai décidé de devenir traductrice dès la quatrième. À l’époque, j’étais fan depuis plusieurs années d’un boys band anglais : Blue (team Lee Ryan <3). Je me réveillais Blue, je dormais Blue, je rêvais Blue, je vivais Blue. Je passais mon temps à les écouter et à chanter toutes leurs chansons.

Je traduisais toutes les paroles et je me rendais compte que j’adorais ça. Comprendre tout ce qu’ils chantaient me procurait une énorme satisfaction et c’est grâce à Blue et à Lee que j’ai aimé l’anglais et que j’ai progressé dans cette langue.

 

Puis l’italien est arrivé dans ma vie et a pris la place de l’anglais.

C’était la fin du lycée, le stress de l’avenir battait son plein, j’avais peur de ne pas faire les bons choix d’orientation et j’ai pris conscience de la précarité que je risquais avec le métier qui me plaisait.

Par conséquent, j’ai laissé tomber l’idée de me lancer dans le milieu de la traduction et j’ai entrepris des études de langue, littérature et civilisation italiennes parce qu’à l’époque, c’était la seule matière scolaire et chose tout court qui me procurait du bonheur, me faisait vibrer et m’animait.

Ma famille et mes profs me poussaient à devenir prof d’italien parce que j’avais les capacités d’après leurs discours mais personnellement, je n’avais jamais envisagé cette option parce que je n’en avais tout simplement jamais eu envie.

À la fin de ma Licence, ne sachant toujours pas quelle spécialité choisir pour le Master, traduction, recherche ou enseignement, j’ai préféré profiter d’une opportunité qui s’offrait à moi en devenant assistante de français dans un établissement scolaire en Italie. N’ayant pas pu partir en Erasmus car nos profs ne nous le permettaient pas, c’était pour moi l’occasion rêvée de partir enfin en Italie, d’y vivre pendant 1 année et, en même temps, de goûter plus ou moins à l’enseignement au contact d’ados pour voir si cela me plaisait.

Le résultat fut mitigé car je n’ai ni aimé à la folie, ni détesté mais à côté, j’ai tellement aimé l’Italie que j’ai renouvelé l’expérience. Je me trouvais cette fois-ci à Venise mon amour, où j’ai beaucoup plus apprécié mon travail, d’une part parce que j’étais dans un lycée avec des ados de presque mon âge avec qui je pouvais avoir de meilleures relations, de l’autre parce que j’ai vraiment eu une expérience d’enseignement étant donné que je préparais tous mes cours et les exposais toute seule face aux élèves.

En parallèle, j’ai continué un Master Recherche parce que c’était le plus général et j’ai remarqué que j’adorais écrire mon mémoire en italien, lire des œuvres, me poser des tonnes de questions sur un sujet, faire les recherches nécessaires et me casser la tête pour améliorer mon raisonnement, mon écriture, etc.

 

J’ai pesé le pour et le contre pour savoir dans quelle voie poursuivre et il y avait plus de choses qui me dérangeaient dans l’enseignement. Je n’avais pas envie de faire un travail extrêmement difficile moralement pendant 40 ans face à des ados qui s’en tapent de ma matière qui est toute ma vie, de ne pas être reconnue ni par les élèves, ni par mes supérieurs, de devoir exercer toutes sortes de métiers comme policière, psychologue, conseillère d’orientation alors que la seule chose qui me plaisait était tout simplement de transmettre ma passion.

J’aimais enseigner mais je n’avais pas la vocation nécessaire pour passer outre ces aspects et rester motivée pour les 2/3 élèves réellement intéressé.e.s et surtout, je ne voulais pas du tout rester bloquée à l’Éducation Nationale avec un système éducatif qui ne me convient pas.

Lorsque j’ai pris cette décision, j’étais prête à continuer la deuxième année de mon Master Recherche mais un changement s’est opéré au dernier moment puisque j’ai trouvé une nouvelle formation : un double diplôme franco-italien en Traduction, Interprétation et Communication avec la première année en Italie et la deuxième en France.

C’était l’occasion rêvée de me spécialiser encore plus dans ma langue de cœur et de me former à la traduction qui était ce que je voulais faire depuis le départ mais que j’ai refoulée pour de mauvaises raisons.

 

J’avais enfin compris qu’il fallait que je fasse réellement ce que je voulais dans la vie au lieu de faire un choix pour les autres et de chercher la sécurité de l’emploi.

Même si enseigner me plaisait, ce n’était pas ma vocation pour me donner envie de le faire toute ma vie et le plus important, j’avais une énorme peur de régresser et d’en arriver à perdre mon italien et mon niveau à force de n’enseigner que des choses basiques et élémentaires pendant des années et des années.

Ce que j’aime le plus dans la traduction, c’est qu’elle m’ouvre l’esprit et les portes de tous les secteurs possibles et imaginables. Elle me permet de découvrir et d’acquérir des connaissances dans des domaines plus variés les uns des autres.

Je ne fais jamais la même chose, la routine n’existe presque plus et la traduction m’apporte cette gymnastique intellectuelle dont j’ai besoin et envie au quotidien.

Il n’y a que dans ce métier où j’ai la possibilité de m’informer à la fois sur le droit des successions et sur le fonctionnement d’une machine, de travailler sur la description d’un sextoy, ou encore de découvrir la vie et les œuvres d’un artiste, des recettes de cuisine et tant d’autres choses.

Je vois la traduction comme une formation tout au long de la vie et surtout, cela me permet d’être toujours au contact de l’italien parce que cette langue a toujours représenté la seule chose que je savais faire, que j’ai toujours voulu faire et pour laquelle j’ai toujours été douée.

Je continue d’en apprendre tous les jours non seulement sur l’italien mais également sur le français, que ce soit au niveau de l’orthographe, de la grammaire et de la conjugaison ou au niveau du vocabulaire technique ou spécialisé que j’acquiers de jour en jour grâce à l’expérience et à la pratique.

C’est LE métier qui me convient, qui me satisfait pleinement et je ne l’échangerai pour rien au monde même si je n’ai pas toujours la reconnaissance que je mérite parce que oui, il s’agit d’un travail intellectuel, mais il n’est pas moins fatigant qu’un travail manuel.

 

Bref, je suis fière d’avoir décidé de devenir traductrice.

 

Et toi, quel est ton métier ? Pourquoi as-tu décidé de l’exercer ? Que t’apporte-il au quotidien ? Quelle place a-t-il dans ta vie ?


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Si tu veux apprendre l’italien, c’est par ici.

Et n’oublie pas : voyage seule parce que tu es libre.


Photo : rawpixel/Pixabay.


Reader Comments

  1. Très bel article ! Ton expérience personnelle m’apporte beaucoup !
    Comme toi, je voue une véritable passion pour les langues et les cultures. Comme je ne voulais pas enseigner, j’ai opté pour des études de mangement interculturel et traduction. Et je viens d’être diplômée, me voici traductrice/interprète de liaison spécialisée en management interculturel ! Me voici surtout en pleine interrogation sur ce que je peux et sur ce que je VEUX faire de ma vie perso et pro… Travailler dans l’univers de la gastronomie, à l’international, dans les langues ? Tant de choix. Ce n’est pas tant le côté hierarchique qui me ferait passer freelance mais le besoin d’être en accord avec mes valeurs et ancres de carrières !
    Je suis super heureuse de voir que tu as trouvé ton équilibre perso et pro ! C’est motivant et le bonheur des uns permet toujours celui des autres 😊

    1. Merci Marie !
      Oh une traductrice et interprète ! Tu travailles avec quelles langues, toi ?
      Tu peux combiner les langues en te spécialisant dans la gastronomie, non ? Le tout en travaillant à l’étranger, comme ça t’as tout ce que tu veux 🙂 Mais bon, il faut y réfléchir sérieusement, je dis ça comme ça !
      On a toutes et tous des raisons différentes qui nous poussent à la vie de freelance ou au contraire au salariat, le tout est de prendre du temps pour toi et de t’écouter… Rien ni personne ne saura mieux que toi ce que tu dois faire.
      J’espère que tu trouveras vite les réponses à tes questions mais ne te mets pas trop la pression, tu viens seulement de finir les études 😉 Bon courage et à bientôt !

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